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Photographier les macareux moines sur l’île de Skomer

Par Rob Cottle, OM SYSTEM Ambassador

Nous voilà de retour à cette fantastique période de l’année lors de laquelle nous pouvons prendre la mer vers l’île de Skomer, dans le pays de Galles occidental, au Royaume-Uni – l’un de mes endroits favoris, à nouveau ouvert à des activités amusantes avec nos amis à plumes. Je me suis dit qu’il s’agissait là d’une excellente occasion de fournir quelques conseils pour photographier les macareux moines, qui pourraient être utiles à quiconque aurait la chance de visiter la région.

Les macareux moines commencent à se poser en avril, mais leur présence est la plus forte de juin à juillet, lorsque les oisillons ont éclos et que les parents apportent des lançons à leurs petits.

OM-D E-M1 Mark II • M.Zuiko 300mm F4.0 IS PRO • 1/6400 s • F4.0 • ISO 800

Située à environ 1,5 km de la côte du Pembrokeshire, Skomer comporte une importante population de ces merveilleux « perroquets de mer », les macareux moines, avec quelque 30 000 oiseaux qui passent dans un sifflement au-dessus de votre tête ou en se dandinant à vos pieds. Elle abrite également la plus grande population de puffins au monde (bien que vous ne les verrez pas car ils sont nocturnes), d’autres oiseaux de marais également, des pingouins torda, des guillemots, ainsi qu’une myriade d’autres oiseaux, comme les hiboux brachyotes, les courlis cendrés, les goélands, les mouettes tridactyles, les fulmars et, en fonction de la période de l’année, des phoques de l’Atlantique, des dauphins, etc.

OM-D E-M1 Mark II • M.Zuiko 300mm F4.0 IS PRO • 1/2000 s • F6.3 • ISO 640

Tous les conseils qui suivent peuvent bien sûr être utilisés pour photographier n’importe quel animal sauvage, mais j’espère qu’ils vous aideront à tirer le meilleur profit du temps dont vous disposerez, car une visite de jour est malheureusement courte (5 heures seulement) et vous serez surpris de voir à quelle vitesse le temps file.

OM-D E-M1 Mark II • M.Zuiko 300mm F4.0 IS PRO • 1/6400 s • F4.0 • ISO 800

Le temps file à Skomer, alors tirez le meilleur profit de votre séjour en vous entraînant à l’avance

SUR L’ÎLE

Si vous n’avez encore jamais visité l’île, sachez qu’au moment de débarquer du bateau, vous devrez gravir plus de 80 marches escarpées, que le tour complet de l’île fait environ 6,5 kilomètres (bien que la plupart des visiteurs se contentent de rester à l’emplacement des macareux moines) et que la seule toilette se trouve à la ferme située au milieu de l’île, alors que les macareux moines se trouvent eux sur la partie extérieure de l’île ! Je ne m’étendrai pas trop sur les différents endroits, mais si comme la plupart des visiteurs vous êtes là pour les macareux moines, North Haven (où vous débarquez) et High Cliff sont des endroits intéressants, mais la plupart se rendront au Wick, qui est idéal pour les portraits et les gros plans.

Faites très attention à ne pas gêner les macareux moines : ce qui est pour nous un loisir est pour eux une question de vie ou de mort. Vérifiez s’ils souhaitent passer par l’endroit où vous êtes et reculez d’un pas (oui, ils passent vraiment très près) pour les laisser passer. Ne vous écartez pas des chemins, car l’île entière est couverte de terriers, qui peuvent tous être remplis d’œufs ou d’oisillons, et l’on peut facilement les déranger ou même les dévaster.

OM-D E-M1 Mark II • M.Zuiko 300mm F4.0 IS PRO • 1/3000 s • F4.0 • ISO 400

Pingouin torda – Un noir et blanc en noir et blanc

Autre chose, et j’insiste vraiment là-dessus : prenez le temps d’admirer les autres magnifiques créatures qui peuplent l’île. S’il n’y avait pas de macareux moines, les visiteurs se rendraient ici pour les voir – et il est généralement possible de s’en approcher beaucoup plus.

OM-D E-M1 Mark II • M.Zuiko 300mm F4.0 IS PRO • 1/100 s • F5.6 • ISO 400

Les lapins furent jadis élevés à Skomer et ils se mêlent désormais aux animaux du coin

OM-D E-M1 Mark II • M.Zuiko 300mm F4.0 IS PRO • 1/3200 s • F4.0 • ISO 800

Hirondelle – Ne manquez pas les autres espèces

UN BREF JOURNAL D’OBSERVATION DES MACAREUX MOINES À SKOMER

Avril : Les macareux moines commencent à arriver pour recoloniser les nids, peut-être jouer un peu au jeu de la séduction, rencontrer quelques amis autour d’une collation ou d’un morceau à grignoter ou peut-être même veiller à prolonger sa descendance. Ce n’est que pendant cette courte période de reproduction que leurs magnifiques becs resplendissent de toute leur gloire, après quoi ils redeviennent parfaitement banals.

OM-D E-M1 Mark II • M.Zuiko 300mm F4.0 IS PRO • 1/2000 s • F4.5 • ISO 1000

La reconstruction des nids est une activité constante : soyez à l’affût des morceaux de terre qui volent au niveau des terriers

Mai : La femelle produit un œuf début mai et les parents le couvent à tour de rôle. Pendant cette période, cherchez les hiboux brachyotes qui chassent au-dessus des jacinthes des bois.

OM-D E-M1 Mark II • M.Zuiko 300mm F4.0 IS PRO • 1/2000 s • F5.6 • ISO 400

Un hibou brachyote surplombant un tapis de jacinthes des bois

Juin : Les jeunes macareux moines sont nés mais sont rarement visibles, et leurs parents se relaient pour leur trouver des lançons pour les nourrir. Le ciel se transforme en un feu d’artifice de plumes spectaculaire, une effervescence qu’il est fantastique d’observer.

Juillet : Les macareux moines juvéniles nous gratifient de leur première timide apparence. Ce sont de petites boules gris foncé et blanches avec de grands yeux. Observez un nid en continu et peut-être aurez-vous la chance de les voir observer autour d’eux.

Août : Les macareux sont presque tous partis et ne subsistent que quelques retardataires, qui disparaîtront bien avec les autres vers l’Atlantique.

OM-D E-M1 Mark II • M.Zuiko 300mm F4.0 IS PRO • 1/1600 s • F5.6 • ISO 800

Guettez les macareux moines juvéniles fin juin et en juillet

PRATIQUEZ CHEZ VOUS

Passer un peu de temps à pratiquer chez vous vous évitera de perdre beaucoup de temps une fois sur place, alors prenez le temps de préparer vos réglages et essayez ces techniques sur des cibles plus faciles comme les hirondelles, les pigeons, etc. N’attendez pas d’arriver à Skomer ! Voici quelques astuces à apprendre et à pratiquer avant de vous rendre au pays joyeux des macareux :

  • Déplacer votre ou vos point(s) AF autour de la zone de mise au point automatique disponible
  • Modifiez le nombre de séries de mise au point
  • Basculez entre une mise au point automatique ponctuelle et continue
  • Mise au point manuelle
  • Modifiez votre ouverture
  • Réglez vos ISO
  • Utilisez la compensation d’exposition (pas nécessaire si vous le faites manuellement)

POSSIBILITÉS DE PORTRAITS DES MACAREUX MOINES

J’aborderai les macareux en vol dans un instant, mais, étant donné leurs expressions fantastiques et leurs somptueuses couleurs, les portraits sont une manière tout aussi intéressante de capturer nos amis les macareux, surtout lorsqu’ils ne sont pas en train de voler à la vitesse de l’éclair. À vrai dire, pensez à gérer prudemment votre temps, car vous pouvez en perdre énormément à essayer de les capturer en vol et finir par repartir bredouille. Premier point de réflexion : cherchez-vous à photographier le macareux seul, ou bien le macareux et son environnement ? Quelle histoire essayez-vous de raconter ?

LE CLASSIQUE

Si vous vous intéressez au macareux moine seul, vous chercherez à le faire ressortir de l’image grâce à un rendu net, mais avec un avant-plan et un arrière-plan diffus et doux, ce qui correspond au portrait animalier classique.

  • Pensez à utiliser un objectif long qui vous permettra d’isoler le macareux moine. N’importe quel objectif long fera très bien l’affaire, mais pensez aussi à utiliser le 40-150 mm avec son ouverture f/2.8 et, si vous en avez un, essayez d’utiliser un téléconvertisseur.
  • Repérez un arrière-plan approprié qui soit aussi dégagé que possible, de préférence favorable à l’image. C’est extraordinaire à quel point un décalage de quelques centimètres peut changer l’aspect d’une photo, alors n’ayez pas peur d’expérimenter, ne vous contentez pas de votre première prise de vue.
  • Abaissez-vous autant que possible à la hauteur du macareux, afin de pouvoir le capturer à hauteur des yeux et éventuellement avec le premier-plan visible afin de pouvoir le rendre diffus (vous n’êtes pas obligé d’avoir un premier-plan).
  • Utilisez une ouverture aussi grande que nécessaire pour rendre flou l’avant-plan éventuel, mais une profondeur de champ suffisante pour capturer le macareux avec autant de détails que nécessaire tout en rendant l’arrière-plan flou. Réalisez plusieurs prises de vue tests pour vérifier et ajustez. Une grande ouverture se réfère aux nombres f/ les plus bas, par exemple, f/2.8, f/4 ou la valeur la plus basse disponible avec votre objectif, tandis que fermer votre objectif se réfère aux nombres f les plus élevés. La profondeur de champ dépendra de plusieurs variables, la longueur de votre objectif, la profondeur de champ, la proximité avec le macareux et la proximité avec votre avant-plan.
  • Utilisez le point focal ponctuel le plus petit sur la tête/l’œil et rappelez-vous que si l’œil n’est pas net, il est très peu probable que le portrait soit réussi. Pour ceux qui disposent d’une fonction de détection intelligente des oiseaux, c’est le moment de l’utiliser.
  • Réfléchissez à votre composition, avec le macareux d’un côté qui regarde vers un espace plus grand, ou alors dans une position plus centrale avec le regard tourné vers vous. La règle des tiers peut être bénéfique, mais il ne s’agit que d’une indication.
  • Même si s’abaisser fonctionne bien, ayez l’esprit ouvert et explorez d’autres options, hauteurs, angles, etc.

OM-D E-M1 Mark II • M.Zuiko 300mm F4.0 IS PRO • 1/1250 s • F4.5 • ISO 1000

L’image de portrait animalier classique : un arrière-plan dégagé et contrasté pour faire ressortir le macareux moine

Les macareux moines sont tellement habitués aux humains qu’ils vous font presque trébucher à certains endroits et que vous risquez parfois de vous trouver trop proche lorsque vous utilisez un objectif long, ce qui entraîne une profondeur de champ trop faible, avec une marge d’erreur très limitée. Vous trouverez peut-être aussi que votre objectif n’effectue pas la mise au point suffisamment près ; dans ce cas, vous pourriez utiliser un tube-allonge, changer d’objectif ou même vous servir de vos pieds pour reculer quelque peu. Étant donné la faible profondeur de champ, si vous effectuez une prise de vue au niveau des yeux, il est possible que le bec soit flou. Ce n’est pas nécessairement un problème, mais si vous souhaitez que le bec soit net, essayez une prise de vue au niveau du bec et fermez l’objectif, en commençant à f/8, cela peut rendre le bec et les yeux nets, en fonction de votre proximité. Rappelez-vous que la profondeur de champ est d’un tiers devant et de deux tiers derrière votre point de focalisation.

OM-D E-M1 Mark II • M.Zuiko 300mm F4.0 IS PRO • 1/2500 s • F5.6 • ISO 800

Utilisation de l’avant-plan pour une prise de vue à travers celui-ci – abaissez-vous et utilisez une ouverture large

DANS LE PAYSAGE

Si vous cherchez à inclure l’habitat / le paysage (et cela en vaut vraiment la peine), plusieurs options s’offrent à vous.

  • Recherchez un arrière-plan digne d’être pris en photo. Cela peut aller des fleurs (en particulier les œillets marins à Skomer) à l’environnement dans son ensemble. Les principes de base sont les mêmes, mais cette fois vous devrez utiliser des ouvertures plus larges.
  • Vous devrez fortement fermer le diaphragme de vos objectifs longs (nombres élevés) pour que toute l’image ait un rendu net et, même ainsi, vous ne réussirez probablement pas.
  • Vous vous en tirerez donc mieux en utilisant des objectifs standards grand angle ou plus courts qui permettront une plus grande profondeur de champ. Si vous utilisez un grand angle, vous devrez être très proche du macareux pour qu’il apparaisse en grand dans le cadre, donc soyez prudent. Il s’agit toutefois d’un excellent objectif pour capturer l’environnement plus largement.
  • En termes de composition, essayez de choisir soigneusement ce que vous incluez dans votre cadre : un arrière-plan terne ou désordonné détournera l’attention de votre macareux, donc procédez au repérage avec le viseur.

OM-D E-M1 Mark II • M.Zuiko 300mm F4.0 IS PRO • 1/2500 s • F6.3 • ISO 800

Image grand angle d’un feu d’artifice de plumes de macareux

OM-D E-M1 Mark II • M.Zuiko 300mm F4.0 IS PRO • 1/2500 s • F4.0 • ISO 1000

COMPORTEMENT ANIMAL

Le macareux moine présente une grande variété d’expressions et d’interactions qui ne demandent qu’à être capturées. Soyez à l’affût des relations entre mâle et femelle, des combats de macareux (ils peuvent se montrer assez bagarreurs), des contorsions de la face, des moments où ils se nourrissent, des gueules pleines de lançons, etc. Essayez aussi de repérer les goélands qui les attaquent pour essayer de leur arracher les lançons qu’ils ont capturés.

OM-D E-M1 Mark II  • M.Zuiko 40-150mm F2.8 PRO • 1/2000 s • F8.0 • ISO 400 • MC-14 Teleconverter

Les macareux se battent souvent, car leurs terriers sont très proches les uns des autres et ils perdent parfois leur chemin

Pour une photo approchant le vol, soyez à l’affût d’un battement d’ailes de macareux : comme tous les oiseaux, ils battent des ailes pour éliminer les saletés et pour lisser leurs plumes. Utilisez la méthode précédente mais pour les capturer nets, gardez l’œil avec des vitesses d’obturation raisonnables, car ils n’arrêtent jamais de bouger et, si le stabilisateur d’image est excellent pour empêcher les tremblements, il ne sera d’aucune utilité avec un oiseau en mouvement. Vous devrez aussi utiliser une ouverture plus grande afin de disposer d’une profondeur de champ suffisante pour tenir compte du mouvement des ailes.

OM-D E-M1 Mark III • M.Zuiko 100-400mm F5-6.3 IS • 1/1250 s • F9.0 • ISO 800 • MC-14 Teleconverter

Faux battement d’ailes – comme tous les oiseaux, ils lisseront leurs ailes et se secoueront, donc soyez patient en attendant le battement !

GROS PLANS ET DÉTAILS

La proximité des macareux vous offre une excellente occasion de saisir de superbes textures et détails. Vous pouvez utiliser une ouverture large pour vous concentrer sur des zones spécifiques ou faire le choix opposé et remplir le cadre avec des compositions intéressantes.

OM-D E-M1 Mark II • M.Zuiko 300mm F4.0 IS PRO • 1/750 s • F8.0 • ISO 320

Vous pouvez capturer des détails exquis : les objectifs Olympus peuvent réaliser des prises de vue étonnamment proches

OM-D E-M1 Mark II • M.Zuiko 300mm F4.0 IS PRO • 1/1250 s • F5.6 • ISO 800 • MC-14 Teleconverter

Visez des photos décalées et inhabituelles

LE MISSILE À PLUMES – LES MACAREUX EN VOL

Si vous avez déjà essayé de capturer un macareux moine en vol, vous avez sans doute eu le sentiment qu’un macareux chirurgien ninja s’est faufilé dans votre maison pour procéder à une « macarectomie » en douce de vos images. Malheureusement, le fait est que le macareux est un oiseau particulièrement difficile à capturer en vol, mais il existe des manières de rendre cette tâche en apparence impossible légèrement plus faisable. Disons-le tout d’abord : les macareux moines sont extrêmement difficiles à capturer en vol, alors ne vous mettez pas la pression et prenez du plaisir à tenter l’aventure. Si vous parvenez réellement à capturer ce missile à plumes, FÉLICITATIONS !

OBJECTIFS

Assez logiquement, beaucoup préfèrent utiliser leur objectif le plus long pour s’approcher, comme le 300 mm f/4, mais pour les oiseaux en vol, ces objectifs ont un champ de vision étroit et l’oiseau peut facilement échapper à votre vue. Il n’y a rien de mal à les utiliser, visez un peu plus loin et suivez votre cible lorsqu’elle s’approche, mais gardez à l’esprit que cela peut rendre la capture un peu plus difficile. Actuellement, j’utilise le 100-400 mm car il est très polyvalent et m’évite de devoir transporter autre chose, mais précédemment, j’ai utilisé le 40-150 mm avec le MC-14 1,4x TC et j’ai trouvé qu’il s’agissait d’une très bonne combinaison, qui fonctionne également bien avec le MC-20 2x TC. L’utilisation d’un objectif avec un champ de vision plus large vous offre un peu plus de marge pour apporter des corrections. Heureux propriétaires du 150-400 mm f/4.5, réjouissez-vous, car vous pourrez non seulement l’utiliser pour isoler votre sujet pour des portraits, mais également effectuer un zoom arrière pour obtenir un champ de vision plus large.

Lors du traitement, je n’hésiterai pas à rogner pour compenser la taille réduite du sujet dans le cadre, mais il s’agit seulement d’enlever quelques Mo de la taille finale du jpg (environ 12 Mo ou plus), pas de rogner jusqu’à obtenir un timbre-poste.

MÉTHODE LA PLUS FACILE

La manière la moins difficile, mais qui n’est certainement pas aisée pour autant, est de capturer ces flous à plumes lorsqu’ils volent sur un arrière-plan aussi dégagé que possible, comme le ciel, des eaux calmes ou de l’herbe. Cela donnera lieu à moins de distractions pour votre mise au point automatique et, avec un peu de chance, elle sera plus efficace et vous pourrez vous concentrer sur le macareux.

RÉGLAGES GÉNÉRAUX

  • Sélectionnez tous ou un grand nombre de points focaux et laissez l’appareil faire son travail.
  • Mise au point automatique continue, prise de vue continue, mode mitrailleuse activé !
  • Compensation de l’exposition pour convenir aux conditions. Si vous photographiez sur le ciel bleu / la mer brillante, probablement 1 ou 2 stops en plus pour exposer correctement l’oiseau. Rappelez-vous que vous exposez pour le macareux moine et non pour l’arrière-plan.
  • ISO et vitesse d’obturation. Utilisez une vitesse d’obturation élevée à partir de 1/1000e, mais de préférence plus. Plus la vitesse d’obturation est élevée, plus vous avez de chances de le capturer net, donc utilisez vos ISO pour augmenter la vitesse d’obturation. Ne vous souciez pas de l’ISO élevé, car si votre photographie est floue, vous la supprimerez de toute façon, donc vous n’avez rien à perdre. Personnellement, le flou des ailes et les stries indiquant le mouvement ne me dérangent pas, donc des vitesses d’obturation élevées ne sont pas indispensables, cela dépend de vos préférences et de la lumière disponible.
  • Ouverture. Si vous avez suffisamment de lumière pour une vitesse d’obturation rapide, une ouverture relativement élevée de f/8 ou plus sera utile, car la profondeur de champ accrue vous offrira une marge plus importante si la mise au point automatique ne capture pas l’oiseau au bon endroit. La mise au point automatique choisira une zone avec le contraste le plus élevé, et parfois il ne s’agit pas de l’œil qui doit être net (s’il ne s’agit pas d’un cliché panoramique et même dans ce cas, cela vaut mieux). Rappelez-vous que plus votre ouverture est petite (nombres élevés), plus la vitesse d’obturation sera basse, vous devrez donc augmenter l’ISO pour compenser.
  • Visez. Essayez de viser la tête (et même l’œil) et placez l’oiseau à une position relativement centrale s’il prend beaucoup de place dans le cadre.

OM-D E-M1 Mark II • M.Zuiko 300mm F4.0 IS PRO • 1/6400 s • F4:0 • ISO 800

Macareux moines à 12 heures

MES RÉGLAGES POUR… DES MACAREUX QUI VOLENT AU-DESSUS DE VOUS AVEC UN ARRIÈRE-PLAN DÉGAGÉ

  • Ouverture de f/5.6 à f/11, à condition de pouvoir obtenir une vitesse d’obturation suffisamment élevée et que l’arrière-plan ne soit pas trop garni.
  • ISO initial de 800 (à moins d’une lumière extraordinaire), mais pendant la journée, je n’hésite pas à monter à 3200, n’ayez pas peur, car une image accidentellement floue sera juste bonne pour la poubelle.
  • Une série de 25, une série personnalisée ou le groupement entièrement automatique.
  • Mise au point automatique continue (je n’utilise pas le mode de suivi, mais essayez-le, surtout si vous disposez de la fonction de détection intelligente des oiseaux).
  • Verrouillage C-AF + 1 ou 2. Utilisez les réglages plus si le mouvement de l’oiseau est irrégulier et la mise au point automatique continuera de le chercher. Utilisez les réglages moins si l’oiseau est immobile ou si son mouvement est constant et cela empêchera la mise au point automatique de le chercher, en restant verrouillée plus longtemps. Expérimentez, ne vous contentez pas d’un seul réglage s’il ne fonctionne pas.

AUGMENTONS LA DIFFICULTÉ ET BATTONS-NOUS AVEC UN MACAREUX (AU SENS FIGURÉ !)

Avec un peu de chance, vous avez maintenant réussi à prendre quelques clichés. Mais que faire si vous souhaitez que les macareux viennent vers vous ou si l’arrière-plan est chargé ? Honnêtement, laissez tomber ! Bon, d’accord, si vous insistez. Certains des réglages précédents sont bien sûr toujours relatifs : compensation de l’exposition, mise au point automatique continue et garder un œil sur l’utilisation de l’ISO par rapport à votre vitesse d’obturation. Quelles sont donc les différences :

  • Si vous utilisez tous les points focaux, votre appareil photo étant fondamentalement une machine sans cervelle, il choisira probablement tout sauf le macareux ; vous devez donc opter pour un ensemble de mise au point plus réduit, ce qui limitera la visée et la stabilité. Si vous vous écartez du macareux, votre point focal saisira une partie de l’arrière-plan et votre macareux sera plus lisse qu’un lançon. Ne gardez pas le doigt sur le déclencheur en espérant le rattraper, car la plupart du temps cela ne fonctionnera, donc essayez de « pomper » le déclencheur, ce qui signifie qu’au lieu de laisser votre doigt appuyé en mode mitrailleuse, levez simplement votre doigt si vous perdez la mise au point et replacez-le pour que l’appareil puisse à nouveau tenter un verrouillage.
  • Réfléchissez à l’endroit où vous souhaitez que le macareux moine apparaisse dans votre composition, car vous devrez peut-être rogner par la suite. Si la prise de vue est trop serrée où à la mauvaise position, vous ne pourrez peut-être pas sauver la composition en la rognant. J’observe les oiseaux pendant un moment pour choisir un petit groupe, puis je compose pour ceux-là. Ensuite, je place mon ou mes point(s) AF d’un côté ou de l’autre en fonction de la direction observée du vol, et un peu au-dessus du centre pour avoir un peu de marge lorsqu’ils viennent vers moi.
  • Ouverture. Dans ce cas de figure, votre ouverture dépendra grandement de la nécessité de garder l’arrière-plan aussi diffus que possible afin de ne pas détourner l’attention du macareux moine, à moins bien sûr que vous souhaitiez une image du macareux dans son environnement. Une ouverture de f/5.6 ou f/8 rendra une partie de l’arrière-plan floue, en fonction de la proximité du macareux par rapport à celui-ci, mais vous devrez en juger par vous-même.
  • Vitesse d’obturation. Aussi rapide que possible. Augmentez votre ISO autant que vous pouvez vous le permettre.
  • Essayez de modifier les réglages du suivi de la mise au point automatique. Naviguez à travers le menu et cherchez la sensibilité CA-F – je l’ai placée dans une de mes pages de menu. Cela indiquera à l’appareil la vitesse que le suivi doit adopter pour le verrouillage et pour refaire la mise au point. Les réglages moins conservent la mise au point plus longtemps une fois verrouillée, mais nécessitent aussi plus de temps pour refaire la mise au point une fois qu’elle est perdue. Les réglages plus font la mise au point plus rapidement mais peuvent « perdre » le sujet si votre visée est mal placée et saisir l’arrière-plan à la place. C’est ici que la technique de « pompage » de l’obturateur peut vous aider à réacquérir la mise au point. J’ai eu plus de réussite avec la région plus, mais n’ayez pas peur d’essayer les deux.
  • Pensez également à utiliser le limiteur. Cela empêchera la mise au point automatique d’essayer de faire la mise au point sur une zone qui ne vous intéresse pas. Par exemple, si vous visez des oiseaux à 6 mètres de distance, réglez le limiteur entre 6 mètres et l’infini, et il n’essaiera pas de faire la mise au point à moins de 6 mètres.

OM-D E-M1 Mark III • M.Zuiko 100-400mm F5-6.3 IS • 1/1250 s • F4.9 • ISO 800

Cliché pris de côté, cette fois au Wick qui est assez encombré

MES RÉGLAGES POUR… DES MACAREUX MOINES À 12 HEURES

  • Ouverture de f/4 à f/8. Cela vous offrira la vitesse d’obturation la plus rapide, un arrière-plan plus diffus mais également plus de difficulté pour garder la mise au point sur le macareux.
  • ISO aussi élevé que nécessaire pour obtenir la vitesse d’obturation la plus élevée. Rappelez-vous qu’il n’est pas nécessaire que tout soit net.
  • C-AF +2 car ce macareux est imprévisible !
  • Point unique ou groupe de 5/9 points.

OM-D E-M1 Mark II  • M.Zuiko 40-150mm F2.8 PRO • 1/1000 s • F5.6 • ISO 500 •  MC-14 Teleconverter

J’aime qu’il y ait du mouvement dans mes clichés, donc les ailes floues ne me dérangent pas – cela signifie aussi que votre vitesse d’obturation n’a pas besoin d’être aussi élevée

QUELQUES CONSEILS SUPPLÉMENTAIRES

  • Les macareux moines volent souvent vers leur nid, mais s’arrêtent au dernier moment. Ils font encore un ou plusieurs passages avant d’atterrir réellement. Utilisez cela à votre avantage et observez le macareux tout du long à l’aide de votre viseur. Cela aidera la mise au point de votre appareil à le rattraper plutôt que d’espérer qu’il se verrouille dessus. J’utilise la mise au point avec le bouton arrière, mais je pense qu’ici la méthode classique est meilleure, car elle vous permet de déplacer le point focal pendant vos prises de vue. Si vous utilisez le bouton arrière, votre pouce est utilisé pour la mise au point.
  • Vous pouvez également utiliser la mise au point manuelle (ou le bouton arrière et relâcher la mise au point) pour réaliser une mise au point préalable sur un endroit spécifique et attendre que le macareux passe dans votre zone de mise au point. Essayez d’utiliser une ouverture d'environ f/11 pour disposer de cette marge de manœuvre. Cette méthode donne des résultats très imprévisibles, car vous ne savez pas si ces chers petits oiseaux voleront exactement dans votre zone, et vous devez espérer qu’un nombre réduit de macareux passeront dans cette zone.
  • Essayez d’utiliser autant de combinaisons que possible pour trouver quelque chose qui fonctionne pour vous ; comme toujours en photographie il n’y a pas de bonne ou de mauvaise méthode, trouvez simplement celle qui fonctionne !
  • Essayez une prise de vue panoramique pour conférer une impression de mouvement à votre cliché, cela ne fonctionne pas toujours mais, lorsque c’est le cas, le résultat est superbe, et cela a aussi l’avantage de ne pas nécessiter une vitesse d’obturation aussi rapide. Abaissez l’ISO et utilisez également une petite ouverture de f/11 ou plus pour ralentir la vitesse de l’obturateur. Cela aura également l’avantage de capturer une plus grande partie du macareux sur le cliché.
  • Le vent aussi peut vous aider. Des conditions venteuses peuvent être utiles, car les oiseaux utilisent souvent le vent pour décoller et voler à l’intérieur, car cela leur rend la tâche plus facile, exactement comme les avions (à votre avis, d’où les humains ont-ils puisé leur inspiration ?). On dit souvent qu’ils ne peuvent pas voler avec du vent, mais c’est faux. Dès lors, en cas de petite brise, vérifiez sa direction, posez-vous et regardez la direction dans laquelle les oiseaux volent. S’ils utilisent le vent pour atterrir, orientez-vous dans cette direction.
  • Restez à l’affût – Vous ne savez jamais ce que vous allez voir

OM-D E-M1 Mark II • M.Zuiko 300mm F4.0 IS PRO • 1/6400 s • F4.0 • ISO 1000

Un cas extrêmement rare de macareux moine leucique : sa couleur va vraiment de l’arrière vers l’avant

MES RÉGLAGES GÉNÉRAUX OM-D E-M1 POUR LES OISEAUX EN VOL SONT LES SUIVANTS :

  • Je reste généralement en mode manuel la majeure partie du temps (j’ai bien conscience que cela ressemble un peu à une pratique occulte mais j’en ai pris l’habitude)
  • J’utilise uniquement le mode d’obturateur silencieux électronique continu – généralement à 15 im/s
  • Mode AF C-AF
  • Scanner AF mode 3
  • Collimateur AF sur 2
  • Verrouillage C-AF +1 ou 2
  • STABILISATION D’IMAGE ACTIVÉE (je ne me souviens pas l’avoir jamais désactivée)
  • Rappelez-vous que mes conseils ne sont qu’un point de départ, ne me croyez pas sur parole, expérimentez et essayez toutes sortes de méthodes. Plus important encore, ne vous mettez pas la pression et profitez : que vous arriviez ou non à prendre un cliché, l’endroit est vraiment magique.

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